Sanction suite aux demandes de mise en conformité d’un système de vidéosurveillance

La CNIL a été saisie d’une plainte d’une assistance administrative, salariée d’une société de trois salariés, en raison de l’installation à son insu d’un système de vidéosurveillance au-dessus de son poste de travail. 

Même si ce système n’était activé pendant la journée de travail de la salariée qu’en mode « visualisation », la CNIL a constaté lors de son contrôle sur place que la salariée était ainsi placée sous une surveillance permanente et constante. Il a de plus été constaté que le gérant de la société pouvait visualiser les images en direct sur son téléphone portable.
 
La CNIL a ainsi relevé une absence de conformité du dispositif de vidéosurveillance à la loi Informatique et libertés n° 78-17 du 6 janvier 1978, ainsi que l’absence de sécurité des données du logiciel de visualisation dans la mesure où le mot de passe mis en place pour accéder au données n’était pas assez robuste (6 caractères au lieu des 8 caractères minimum dont au moins une lettre en majuscule, un chiffre et un caractère spécial)  et qu’il n’était prévu aucun renouvellement de celui-ci.
 
Or, le gérant de la société avait eu la bonne idée de ne répondre à aucun des nombreux courriers de la CNIL, ni à sa mise en demeure de se mettre en conformité.

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