SPECIAL GARAGISTES : l’environnement de travail pour garantir la sécurité du salarié

S’il y a peu de dispositions encadrant la sécurité du client circulant dans vos locaux, il en va différemment pour les salariés.

Les garagistes professionnels de la réparation automobile (mécanicien, carrossier) sont particulièrement exposés aux risques. En effet, ce sont des activités qui utilisent de nombreux produits toxiques par inhalation ou contact cutané (huiles, carburants, solvants, gaz d'échappement...).

Par ailleurs, le garagiste mécanicien porte des charges lourdes, mais également, est amené souvent à effectuer un travail en posture contraignante (élévation prolongée des bras, position accroupie, flexions et rotations du dos fréquentes), entrainant des pathologies de la colonne vertébrale et des articulations. Il est aussi exposé aux chutes sur des sols encombrés,  glissants, et aux heurts avec des véhicules ou engins manœuvrant dans l'espace restreint du garage...

Enfin, le risque d'incendie est important compte tenu de la présence de nombreux produits inflammables.

Par des mesures de prévention appropriée telles les équipements de levage et de manutention adaptés, la sécurisation des voies de circulation et l'entretien des sols, la captation de gaz et de poussières au plus près de leur point d'émission, une ventilation efficace, une installation électrique et de protection incendie conformes aux normes, le port de gants, de lunettes et de masques, etc. on peut réduire les expositions et diminuer fortement les risques professionnels des garagistes.

Pour vous aider, il y a des dispositions générales relatives aux règles de sécurité et d'hygiène prévues par le code du travail mais aussi un guide de sécurité, portant exclusivement sur les opérations d’entretien et de remplacement des pneumatiques (Réf ED961), rédigé par l’INRS, organisme spécialisé dans la santé et sécurité au travail.

En effet, en cas d’accident ou de maladie reconnue professionnelle, votre responsabilité civile en tant qu’employeur peut être engagée en cas de faute (absence de mise en place de moyens de sécurité, alors qu’un risque avait été signalé à plusieurs reprises par un salarié).

Socialement, outre les indemnités pouvant être dues au salarié, le taux de votre cotisation au titre des accidents du travail / maladies professionnelles peut augmenter. Ce sera le cas, si vous employez plus de 20 salariés. Pour les entreprises de moins de 20 salariés, le taux est dit collectif (c’est-à-dire appliqué à un ensemble d’entreprise ayant la même activité) et son montant est fixé annuellement par arrêté en fonction des statistiques d’accident sur les 3 dernières années.

Enfin, en cas de faute inexcusable, lourde ayant entrainé des conséquences graves pour le salarié, la responsabilité pénale de l’employeur peut être engagée.


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